Nagasaki

Quatrième de couverture

Shimura-san mène une existence solitaire et ordonnée dans la banlieue de Nagasaki. Mais voilà que des objets se déplacent, chaque jour, insidieusement, que de la nourriture disparaît. Fantôme ? Hallucinations ? Grâce à une webcam, la vérité se fait jour : une femme habite clandestinement chez lui, depuis un an...
Grand Prix du roman de l'Académie Française 2010, Nagasaki est un chef d'oeuvre de mélancolie, un récit percutant sur l'isolement, où les ombres qui peuplent l'histoire du Japon ne sont pas loin.

Mon avis

 Le sujet est trés bien abordé et Eric Faye nous place dans la tête de Shimura dès le jour où il découvre que de la nourriture manque et qu'un objet a bougé. On suit la surveillance via la webcam et l'arrestation de la femme suite à l'appel à la police.
On prend ensuite place dans l'esprit de la "squatteuse" et l'on découvre les raisons de cette situation improbable. Le procès suit, la femme se découvre enfin dans sa totalité.
On découvre l'isolement de certains japonnais, les sentiments de solitude et l'habitude qui créent un climat terne et monotone dans leur quotidien. On voit se dévoiler également le manque d'intêret envers les autres, parfois révélateur d'un sentiment de danger si l'on devait se rapprocher d'autres et qui condamne sans raison. Un roman inspiré d'un fait divers réel, mais la fin du roman (trés court : 95 pages) me laisse avec quelques questions en suspens. Notamment sur les effets psychologiques de cette aventure, sur les deux personnages.
Intéressant à découvrir, mais peut être pas assez étayé selon moi.

Ce livre est inclus dans le challenge :

challenge Pale à zero

La Note M&M :

3 sur 5